Réponse directe
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises et ETI doivent émettre les leurs sous forme électronique. Les PME et micro-entreprises émettront à partir du 1er septembre 2027. Les factures transitent obligatoirement par une plateforme agréée : le portail public n'émet ni ne reçoit de factures.
Mis à jour le 2 octobre 2026
La facture électronique s'applique en deux vagues, selon la taille de l'entreprise. La première est en vigueur depuis le 1er septembre 2026 ; la seconde concerne l'émission par les PME et micro-entreprises en 2027. Voici le calendrier, la façon de déterminer votre catégorie, le champ exact et les sanctions, d'après les publications de la DGFiP.
| Date | Obligation | Entreprises concernées |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Réception | Toutes les entreprises assujetties à la TVA |
| 1er septembre 2026 | Émission + e-reporting | Grandes entreprises et ETI |
| 1er septembre 2027 | Émission + e-reporting | PME et micro-entreprises |
Source : impots.gouv.fr, fiche 1 (mise à jour juin 2026). Vue détaillée : calendrier de la facturation électronique.
Les catégories sont celles de l'article 3 du décret n° 2008-1354. L'effectif se cumule avec les critères financiers :
| Catégorie | Critères |
|---|---|
| Micro-entreprise | Moins de 10 personnes et CA ou bilan n'excédant pas 2 M€ |
| PME | Moins de 250 personnes et CA n'excédant pas 50 M€ ou bilan n'excédant pas 43 M€ |
| ETI | Non PME, moins de 5 000 personnes et CA n'excédant pas 1,5 Md€ ou bilan n'excédant pas 2 Md€ |
| Grande entreprise | 5 000 personnes ou plus, ou CA supérieur à 1,5 Md€ et bilan supérieur à 2 Md€ |
Selon la FAQ de la DGFiP, la taille s'apprécie au 1er janvier 2025, sur le dernier exercice clos avant cette date, et par unité légale (SIREN). Guides : PME, ETI, grandes entreprises.
La facturation électronique s'applique aux opérations entre deux assujettis établis en France pour lesquelles les règles de facturation françaises s'appliquent (article 289-0 du CGI, rappelé par la FAQ DGFiP). Les autres opérations relèvent, selon les cas, de l'e-reporting :
Trois précisions de la DGFiP qui corrigent des idées reçues :
Plateforme agréée (ex-PDP)
Prestataire immatriculé par l'administration fiscale. Il émet, transmet et reçoit les factures pour le compte de l'entreprise et transmet les données à l'administration. Seule la liste officielle de la DGFiP fait foi. Comment choisir sa plateforme.
Portail public de facturation — annuaire et concentrateur
Recentré depuis octobre 2024 sur l'annuaire des destinataires et la concentration des données fiscales. Il n'émet ni ne reçoit de factures entre entreprises. Mode d'emploi du PPF.
Solution compatible (ex-OD)
Logiciel ou opérateur non immatriculé qui prépare ou convertit vos factures, puis passe par une plateforme agréée pour la transmission. En savoir plus.
Les plateformes agréées partagent un socle minimal de formats commun, qui garantit l'interopérabilité :
À ne pas confondre : un PDF ordinaire envoyé par e-mail n'est pas une facture électronique au sens de la réforme. Comparatif : formats de facture électronique.
| Manquement | Amende |
|---|---|
| Facture non émise sous forme électronique | 50 € par facture, plafond 15 000 € par année civile (CGI, art. 1737, III) |
| Transmission d'e-reporting manquante | 250 € par transmission, plafond 15 000 € par année civile (CGI, art. 1788 D) |
| Aucune plateforme de réception choisie | 500 € trois mois après mise en demeure, puis 1 000 € par période de trois mois |
Selon la DGFiP, la première infraction n'est pas sanctionnée ; pour l'e-reporting, l'article 1788 D écarte l'amende pour une première infraction réparée spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration. Détail : sanctions de la facturation électronique.
Pour la réception, oui : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Pour l'émission, les PME et micro-entreprises ont jusqu'au 1er septembre 2027.
Non entre assujettis établis en France dès que l'obligation d'émission s'applique. Un PDF ordinaire envoyé par e-mail n'est pas une facture électronique : il faut un format structuré (Factur-X, UBL ou CII) transmis via une plateforme agréée.
Un logiciel capable de produire Factur-X, UBL ou CII et raccordé à une plateforme agréée, ou une plateforme agréée qui propose elle-même la création de factures. Demandez à votre éditeur sa situation et vérifiez la plateforme sur la liste officielle de la DGFiP.
Depuis le recentrage annoncé par le ministère de l'Économie le 15 octobre 2024, le portail public se limite à l'annuaire des destinataires et à la concentration des données. Il n'émet ni ne reçoit de factures : les entreprises passent par une plateforme agréée.
Non. La DGFiP précise que les entreprises en franchise en base (article 293 B du CGI) doivent recevoir les factures électroniques depuis le 1er septembre 2026 et en émettre au plus tard le 1er septembre 2027 pour leurs clients professionnels établis en France.
Appliquez l'article 3 du décret 2008-1354 au 1er janvier 2025, sur le dernier exercice clos, au niveau du SIREN. PME : moins de 250 personnes et CA n'excédant pas 50 M€ ou bilan n'excédant pas 43 M€. Grande entreprise : 5 000 personnes ou plus, ou CA supérieur à 1,5 Md€ et bilan supérieur à 2 Md€. Entre les deux : ETI.
50 euros par facture non émise sous forme électronique, plafonnés à 15 000 euros par année civile (CGI, art. 1737). Selon la DGFiP, la première infraction n'est pas sanctionnée.
Sources officielles