Mis à jour le 19 septembre 2026 · Sources : Légifrance, impots.gouv.fr
Réponse rapide
Deux dates structurent la réforme. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir une facture électronique, et les grandes entreprises et ETI doivent l'émettre. Les PME, TPE et micro-entreprises ont jusqu'au 1er septembre 2027 pour émettre.
En vigueur
réception obligatoire pour toutes les entreprises
depuis 56 jours (1er sept. 2026)
10 mois
avant l'émission obligatoire
PME, TPE et micro (1er sept. 2027)
Toutes
les entreprises assujetties
à la TVA sont concernées
La première marche est franchie. Depuis le 1er septembre 2026, une entreprise qui reçoit une facture d'un grand compte ou d'une ETI la reçoit au format électronique, via une plateforme. Concrètement, si vous êtes une TPE ou une PME, votre obligation actuelle se limite à la réception : disposer d'une adresse de réception raccordée à une plateforme, et savoir où vos factures fournisseurs arrivent.
L'échéance suivante concerne l'émission. Elle tombe le 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises — soit 309 jours à compter d'aujourd'hui. C'est la marche la plus lourde, puisqu'elle suppose que votre outil de facturation produise un format structuré et transmette les données à l'administration.
| Date | Étape | Portée |
|---|---|---|
| 15 sept. 2021 | Ordonnance n° 2021-1190 | Base légale de la généralisation de la facturation électronique entre assujettis à la TVA |
| 29 déc. 2023 | Loi de finances pour 2024, article 91 | Fixe le calendrier actuellement en vigueur (2026 / 2027), après abandon du calendrier initial de 2024 |
| 1er sept. 2026 | Réception obligatoire pour toutes les entreprises + émission et transmission des données pour GE et ETI |
En vigueur |
| 1er sept. 2027 | Émission et transmission des données obligatoires pour les PME, TPE et micro-entreprises | Dans 10 mois |
| Catégorie | Réception | Émission | Transmission des données |
|---|---|---|---|
| Grandes entreprises | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2026 |
| ETI | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2026 |
| PME | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2027 | 1er sept. 2027 |
| TPE et micro-entreprises | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2027 | 1er sept. 2027 |
| Auto-entrepreneurs assujettis à la TVA | 1er sept. 2026 | 1er sept. 2027 | 1er sept. 2027 |
Les auto-entrepreneurs disposent d'un guide dédié : facturation électronique auto-entrepreneur. Les PME ont le leur : facturation électronique PME.
C'est le point qui génère le plus d'erreurs, parce que les seuils circulent souvent déformés. Les catégories sont celles du décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008, article 3, pris pour l'application de l'article 51 de la loi de modernisation de l'économie. Trois données sont retenues sur le dernier exercice clos : l'effectif, le chiffre d'affaires et le total de bilan.
| Catégorie | Effectif | Chiffre d'affaires ou total de bilan |
|---|---|---|
| Micro-entreprise (au sens statistique) |
moins de 10 personnes | CA annuel ou total de bilan n'excédant pas 2 M€ |
| PME | moins de 250 personnes | CA annuel n'excédant pas 50 M€ ou total de bilan n'excédant pas 43 M€ |
| ETI | moins de 5 000 personnes | CA annuel n'excédant pas 1 500 M€ ou total de bilan n'excédant pas 2 000 M€ (entreprises n'appartenant pas à la catégorie PME) |
| Grande entreprise | Toute entreprise non classée dans les catégories précédentes | |
Deux pièges classiques. D'abord, la micro-entreprise au sens du décret n'est pas le régime micro-fiscal de l'auto-entrepreneur : ce sont deux notions distinctes qui portent le même nom. Ensuite, le critère financier joue en « ou » et le critère d'effectif en « et » : dépasser 250 salariés fait sortir de la catégorie PME même avec un chiffre d'affaires modeste. En cas de doute sur un groupe ou une structure à exercice décalé, faites trancher par votre expert-comptable.
Pour le volet technique du raccordement, notre mode d'emploi du portail public de facturation détaille les flux. Sur les conséquences d'un retard, voyez les sanctions prévues.
La question se pose légitimement : le calendrier a déjà été décalé une fois, l'échéance initiale de juillet 2024 ayant été abandonnée puis remplacée par l'article 91 de la loi de finances pour 2024. La différence tient à ce que la première marche est désormais franchie. Modifier la date de 2027 supposerait un nouveau véhicule législatif, alors que l'infrastructure est en production et qu'une partie des entreprises a déjà basculé.
Notre lecture : planifiez sur la base du 1er septembre 2027. Une entreprise qui prépare son émission sur douze mois arrive sereine ; une entreprise qui s'y met en juillet 2027 découvre ses problèmes de données clients au pire moment. Si le calendrier évoluait, cette page serait mise à jour.
Pour le panorama complet de la réforme, consultez notre guide de la facturation électronique, et pour choisir votre opérateur, l'annuaire des plateformes agréées.