Mis à jour le 2 octobre 2026
La facturation électronique est obligatoire en France depuis le 1er septembre 2026. Depuis cette date, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises et ETI doivent émettre toutes leurs factures sous cette forme. Les PME et micro-entreprises émettront en électronique à partir du 1er septembre 2027.
En bref : réception obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026 ; émission et e-reporting obligatoires pour les grandes entreprises et ETI depuis la même date ; pour les PME et micro-entreprises, au 1er septembre 2027. Les factures transitent par une plateforme agréée (source : impots.gouv.fr).
Une facture PDF envoyée par e-mail n'est pas une facture électronique au sens de la réforme. La DGFiP le résume ainsi : la facture doit respecter une forme électronique normée, comporter certaines mentions sous un format donné et être transmise par l'intermédiaire d'une plateforme agréée. Les factures papier scannées, les PDF ordinaires ou les documents générés par un logiciel puis envoyés par e-mail ne sont plus conformes pour les échanges entre entreprises concernées.
La réforme repose sur deux volets : la facturation électronique (les factures entre assujettis établis en France) et l'e-reporting (la transmission à l'administration des données des opérations qui ne passent pas par une facture électronique, et des données de paiement).
Toute entreprise assujettie à la TVA établie en France, quelle que soit sa taille. Les entreprises en franchise en base de TVA (article 293 B du CGI), dont les auto-entrepreneurs, sont aussi tenues de recevoir et d'émettre des factures électroniques, selon le calendrier des micro-entreprises.
Ne sont pas concernées par la facturation électronique, selon la FAQ de la DGFiP : les assujettis non établis en France (qui peuvent toutefois relever de l'e-reporting) et les associations non assujetties à la TVA. Voir nos guides associations et international.
Le déploiement se fait en deux vagues, selon la taille de l'entreprise appréciée au 1er janvier 2025 :
| Date | Obligation | Entreprises concernées |
|---|---|---|
| 1er sept. 2026 | Réception | Toutes les entreprises |
| 1er sept. 2026 | Émission + e-reporting | Grandes entreprises et ETI |
| 1er sept. 2027 | Émission + e-reporting | PME et micro-entreprises |
Pour le détail, consultez notre calendrier de la facturation électronique.
Les catégories sont celles de l'article 3 du décret n° 2008-1354. Attention : l'effectif se combine avec les critères financiers, ce ne sont pas des critères alternatifs.
| Catégorie | Définition | Émission obligatoire |
|---|---|---|
| Micro-entreprise | Moins de 10 personnes et CA ou bilan n'excédant pas 2 M€ | 1er sept. 2027 |
| PME | Moins de 250 personnes et CA n'excédant pas 50 M€ ou bilan n'excédant pas 43 M€ | 1er sept. 2027 |
| ETI | Non PME, moins de 5 000 personnes et CA n'excédant pas 1,5 Md€ ou bilan n'excédant pas 2 Md€ | 1er sept. 2026 |
| Grande entreprise | Toutes les autres : 5 000 personnes ou plus, ou CA supérieur à 1,5 Md€ et bilan supérieur à 2 Md€ | 1er sept. 2026 |
La DGFiP précise que la taille s'apprécie au 1er janvier 2025, sur le dernier exercice clos avant cette date, et par unité légale (SIREN). Guides détaillés : PME, ETI, grandes entreprises, auto-entrepreneurs.
Les plateformes agréées proposent un socle minimal de formats commun, qui garantit l'interopérabilité :
Votre logiciel ou votre plateforme produit ces formats ; vous n'avez pas à les manipuler vous-même. Détail : formats de facture électronique.
Prestataire immatriculé par l'administration fiscale. Il émet, transmet et reçoit les factures pour le compte de l'entreprise et transmet les données à l'administration. Passage obligé.
Depuis le recentrage d'octobre 2024, il n'émet ni ne reçoit de factures : il tient l'annuaire des destinataires et concentre les données transmises à l'administration. Mode d'emploi.
Logiciel ou opérateur non immatriculé qui prépare ou convertit vos factures, puis passe par une plateforme agréée pour la transmission. En savoir plus.
La seule liste qui fait foi est la liste officielle des plateformes agréées de la DGFiP. Notre annuaire aide à les comparer.
L'e-reporting couvre ce que la facture électronique entre entreprises françaises ne transporte pas :
Ce sont des données (montants, TVA, dates), pas les factures elles-mêmes, transmises via votre plateforme agréée. La fréquence dépend de votre régime de TVA : par exemple tous les deux mois pour une entreprise en franchise en base, chaque mois pour le régime réel normal mensuel pour les données de paiement (FAQ DGFiP). Voir e-reporting.
Selon la DGFiP, la première infraction n'est pas sanctionnée. Détail et textes : sanctions de la facturation électronique.
La DGFiP met en avant plusieurs bénéfices :
Non pour les factures entre assujettis établis en France dès que l'obligation s'applique : elles doivent être émises sous forme électronique et transmises via une plateforme agréée. Une facture papier scannée ou un PDF envoyé par e-mail n'est pas conforme.
Non. Chorus Pro reste la plateforme de facturation vers le secteur public. Pour les factures entre entreprises, le portail public n'émet ni ne reçoit de factures : il tient l'annuaire et concentre les données. Les entreprises passent par une plateforme agréée.
Non, il n'existe plus de solution publique gratuite d'émission et de réception depuis le recentrage du portail public en octobre 2024. Certaines plateformes agréées proposent des offres d'entrée de gamme ; comparez-les à partir de la liste officielle de la DGFiP.
Vous pouvez préparer vos factures où vous voulez, mais elles doivent être produites dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII) et transmises via une plateforme agréée. En pratique, un logiciel de facturation raccordé à une plateforme est beaucoup plus simple.
Oui. La DGFiP précise que les entreprises en franchise en base (article 293 B du CGI) doivent recevoir les factures électroniques depuis le 1er septembre 2026 et en émettre au plus tard le 1er septembre 2027. Leurs factures continuent de porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
Appliquez l'article 3 du décret 2008-1354 au 1er janvier 2025, sur le dernier exercice clos : une PME occupe moins de 250 personnes et a un CA n'excédant pas 50 M€ ou un bilan n'excédant pas 43 M€. Au-delà, et sous 5 000 personnes, c'est en général une ETI.
Sources officielles