Réponse rapide
Une PDP, que l’administration appelle désormais plateforme agréée, est un opérateur de dématérialisation immatriculé par la DGFiP pour trois ans renouvelables. Elle seule peut transmettre et recevoir vos factures électroniques et envoyer les données à l’administration. Un OD non immatriculé, qualifié de « solution compatible », peut préparer ou convertir vos factures, mais doit s’appuyer sur une plateforme agréée.
Source : impots.gouv.fr, Facturation électronique et plateformes agréées
| Critère | Plateforme agréée (ex-PDP) | OD non immatriculé (« solution compatible ») |
|---|---|---|
| Statut | Immatriculée par le Service d’Immatriculation de la DGFiP, pour trois ans renouvelables | Aucune immatriculation |
| Émettre et transmettre vos factures à la plateforme de votre client | Oui | Non |
| Recevoir les factures de vos fournisseurs pour votre compte | Oui | Non |
| Transmettre à l’administration les données de facturation, de transactions (e-reporting) et de paiement | Oui | Non |
| Convertir une facture dans un format lisible par le client | Oui, dans son rôle d’intermédiaire | Oui, en amont de la plateforme agréée |
| Suffit seul pour respecter la réforme | Oui | Non, à coupler avec une plateforme agréée |
| Où le vérifier | Liste officielle publiée sur impots.gouv.fr | N’y figure pas |
Tout le tableau découle d’une phrase de l’administration fiscale : « seule une plateforme agréée est habilitée à assurer toutes les fonctionnalités prévues par la réforme en matière de facturation électronique et de e-reporting ». Un OD n’est donc pas « moins bien » qu’une plateforme agréée : il ne joue simplement pas le même rôle dans la chaîne.
Le vocabulaire a changé en cours de route, d’où la confusion. Les premiers documents de la réforme parlaient de PDP, pour plateforme de dématérialisation partenaire. impots.gouv.fr emploie aujourd’hui plateforme agréée ; l’adresse de la liste officielle porte d’ailleurs encore l’ancien intitulé. Les deux termes désignent la même chose.
Côté OD, la définition officielle est éclairante : une plateforme agréée est « un opérateur de dématérialisation qui a fait l’objet d’une procédure d’immatriculation par l’administration ». Autrement dit, toute plateforme agréée est un OD, mais tous les OD ne sont pas des plateformes agréées. Un opérateur qui n’a pas été immatriculé reste utilisable ; l’administration le désigne comme une solution compatible.
Si votre prestataire est une solution compatible, il intervient uniquement à l’étape 1. Les étapes 2 et 3 relèvent obligatoirement d’une plateforme agréée, qu’il vous revient de choisir, ou que votre prestataire a déjà raccordée à son offre.
L’administration le dit sans ambiguïté : une entreprise « pourra continuer à recourir aux services d’une solution compatible ». Un OD garde tout son intérêt quand votre système d’information ne sait pas parler directement à une plateforme agréée :
Pour une TPE ou une PME qui facture depuis un logiciel récent, la question se pose rarement : un logiciel déjà relié à une plateforme agréée couvre l’émission, la réception et la transmission des données. Ajouter un OD ne se justifie que s’il résout un problème de format réel. Notre page sur les logiciels de facturation électronique gratuits recense les offres d’entrée.
Oui. L’opérateur dépose un dossier de candidature en ligne auprès du Service d’Immatriculation de la DGFiP, sur demarche.numerique.gouv.fr. Il doit apporter des garanties suffisantes et démontrer qu’il sait accomplir les fonctionnalités attendues d’une plateforme agréée. L’immatriculation vaut trois ans et se renouvelle ; l’administration peut retirer son numéro à une plateforme en cas de manquements répétés. Le statut d’un prestataire peut donc évoluer : vérifiez-le à la date où vous signez, pas sur une plaquette commerciale.
À retenir : la seule question qui compte est « ma chaîne de facturation passe-t-elle par une plateforme agréée ? ». Si oui, vous êtes équipé, avec ou sans OD. Si non, c’est ce maillon qu’il faut ajouter. Pour comparer les plateformes sur des critères factuels, voyez notre guide comment choisir sa plateforme agréée.
Une PDP, appelée désormais plateforme agréée, est un opérateur de dématérialisation immatriculé par la DGFiP : elle seule peut transmettre et recevoir des factures électroniques et envoyer les données à l’administration. Un OD non immatriculé peut préparer ou convertir les factures, mais doit passer par une plateforme agréée.
Oui. PDP (plateforme de dématérialisation partenaire) est l’ancien intitulé. impots.gouv.fr parle aujourd’hui de plateforme agréée : un opérateur immatriculé par l’administration fiscale pour une durée de trois ans renouvelable.
Oui. L’administration indique qu’une entreprise pourra continuer à recourir aux services d’une solution compatible. Il faut simplement que la chaîne de facturation passe aussi par une plateforme agréée, qui assure la transmission, la réception et l’envoi des données à l’administration.
Non. Sans immatriculation, un opérateur n’est pas autorisé à recevoir des factures pour le compte de l’entreprise, ni à les transmettre aux plateformes des clients, ni à transmettre les données de facturation, de transactions et de paiement à l’administration.
Oui, en déposant un dossier de candidature auprès du Service d’Immatriculation de la DGFiP sur demarche.numerique.gouv.fr. Il doit démontrer sa capacité à assurer les fonctionnalités attendues. L’immatriculation dure trois ans et peut être renouvelée.
Non. Le portail public a été recentré sur l’annuaire des destinataires et la concentration des données. Il ne transmet pas les factures entre entreprises : seule une plateforme agréée est habilitée à assurer toutes les fonctionnalités de la réforme.
Cherchez l’éditeur sur la liste officielle publiée par impots.gouv.fr. S’il n’y figure pas, demandez-lui à quelle plateforme agréée son logiciel est raccordé et vérifiez celle-ci sur la même liste.
Sources : impots.gouv.fr, Facturation électronique et plateformes agréées ; liste officielle des plateformes agréées. Page mise à jour le 27 septembre 2026.