Réponse directe
Une facture non émise sous forme électronique coûte 50 € (CGI, art. 1737, III), dans la limite de 15 000 € par année civile. Une transmission d'e-reporting manquante coûte 250 € (CGI, art. 1788 D), plafond 15 000 € par année civile. Ne pas avoir choisi de plateforme de réception expose à 500 € après mise en demeure. Selon la DGFiP, la première infraction n'est pas sanctionnée.
Les deux amendes principales sont indépendantes : l'une vise les factures entre entreprises qui ne passent pas au format électronique, l'autre les données d'e-reporting (ventes aux particuliers, opérations internationales, données de paiement) qui ne sont pas transmises. Chacune a son propre plafond de 15 000 € par année civile. S'y ajoutent les risques classiques de redressement de TVA si l'administration ne peut pas vérifier vos opérations.
Pour une PME qui émettrait 200 factures par mois hors circuit électronique, le plafond de 15 000 € serait atteint en moins de deux mois (200 × 50 € = 10 000 € par mois). Si elle omet aussi l'e-reporting, l'exposition théorique monte à 30 000 € sur l'année.
| Manquement | Amende unitaire | Plafond | Base |
|---|---|---|---|
| Facture non émise sous forme électronique | 50 €/facture | 15 000 €/année civile | Art. 1737, III CGI |
| Transmission e-reporting manquante | 250 €/transmission | 15 000 €/année civile | Art. 1788 D CGI |
| Aucune plateforme de réception choisie | 500 € trois mois après mise en demeure, puis 1 000 € par période de trois mois | — | FAQ DGFiP, question 2.5 |
| Facture sans mention obligatoire | 15 €/omission ou inexactitude | Un quart du montant facturé | Art. 1737, II CGI |
| Non-conservation (archivage) | 10 000 € | Par infraction constatée | Art. 1734 CGI (délais : art. L102 B LPF) |
Il n'existe pas de « période de tolérance » de plusieurs mois. Les textes et la doctrine prévoient une règle plus précise :
Autrement dit, une erreur isolée corrigée vite ne coûte rien ; une non-conformité qui dure, si. Le calendrier des obligations conditionne celui des sanctions : consultez notre calendrier détaillé pour connaître votre échéance.
Beaucoup d'entreprises se concentrent sur la facture et oublient l'e-reporting, dont l'amende unitaire est cinq fois plus élevée (250 € contre 50 €). Il concerne notamment les ventes aux particuliers, les opérations internationales et les données de paiement des prestations de services. C'est votre plateforme agréée qui transmet ces données à l'administration : vérifiez que votre offre le prévoit. Détail des flux : e-reporting.
À retenir : 50 € par facture non électronique et 250 € par transmission d'e-reporting manquante, chacun plafonné à 15 000 € par année civile ; 500 € sans plateforme de réception après mise en demeure. Une première infraction régularisée n'est pas sanctionnée.
Oui, chaque amende s'applique à partir de l'entrée en vigueur de l'obligation concernée : réception pour toutes les entreprises et émission pour les grandes entreprises et ETI depuis le 1er septembre 2026, émission pour les PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027. La première infraction n'est pas sanctionnée.
Oui, elle s'applique à chaque facture non émise sous forme électronique (article 1737, III du CGI), dans la limite de 15 000 euros par année civile. Pour 500 factures par mois, le plafond est atteint dès le premier mois.
Selon la FAQ de la DGFiP, une amende de 500 euros trois mois après une mise en demeure restée sans effet, portée à 1 000 euros après chaque nouvelle période de trois mois sans régularisation.
Oui, s'ils réalisent des ventes à des particuliers ou des opérations internationales, et pour les données de paiement de leurs prestations de services. La franchise en base de TVA ne dispense pas de la réforme.
Pour les factures, la DGFiP indique que la première infraction n'est pas sanctionnée. Pour l'e-reporting, l'article 1788 D écarte l'amende pour une première infraction sur l'année et les trois précédentes, réparée spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration.
Il n'existe pas de portail public de secours : le portail public n'émet ni ne reçoit de factures. Il faut passer par une plateforme agréée, directement ou via une solution compatible ; certaines plateformes proposent une offre d'entrée de gamme.
Oui, elles sont indépendantes : 50 euros par facture non électronique (plafond 15 000 euros par année civile) et 250 euros par transmission d'e-reporting manquante (plafond 15 000 euros par année civile), soit jusqu'à 30 000 euros sur une année.
Ces montants peuvent être modifiés en loi de finances : vérifiez la version en vigueur à la date de votre échéance.
Page vérifiée le 2 octobre 2026 sur les textes en vigueur.